Deux entrepreneurs français rompus aux réseaux sociaux et à la conception d’applications viennent de lancer en novembre altruwe, un réseau social « pour ceux qui s’engagent pour l’altruisme ». Bonnes initiatives sociales, solidaires, écologiques, économiques… seuls des contenus positifs sont admis sur la plateforme et récompensés via un système de gamification. 

Soutenus par des personnalités comme le philosophe Mathieu Ricard, l’écrivain Laurent Gounelle ou le chef Thierry Marx, les deux entrepreneurs à l’initiative d’altruwe connaissent parfaitement le monde du numérique. Jérémie Mani, ex-CEO de Netino Webhelp, spécialiste de la modération en ligne, s’est confronté de près à la cyber-haine ces 10 dernières années. Yves Delnatte, ancien CEO d’Ineat, est un entrepreneur engagé pour le mieux-être au travail, expert dans la conception de sites web et app mobiles. A tous les deux, ils ont comme objectif de « rassembler le plus grand nombre de contributions (articles, vidéos, podcasts…), réflexions et initiatives qui soient positifs, éclairants et surtout donnent envie d’agir. »

Un réseau social de plus ?

Une plateforme communautaire parmi d’autres ? Pas vraiment, puisque atruwe intègre totalement les réseaux sociaux mainstream et les utilise à la fois comme apporteurs de contenus et outils de partage. Pas d’algorithme non plus qui viendrait orienter quels contenus sont diffusés à qui. Jérémie Mani confie à WeDemain dans cet article qu’il souhaite « organiser leur partage (des contenus) en dehors de l’appli, sur les plateformes traditionnelles : Facebook, Twitter, WhatsApp… Chaque membre pourra diffuser les contenus les plus à même d’inspirer, d’influencer positivement ses relations. » Pas question donc d’entrer dans une logique de concurrence, mais plutôt de s’appuyer sur ce qui existe pour créer une dynamique vertueuse.

Les bénéfices attendus : une hausse de moral avant tout

Dynamique vertueuse certes, mais lancer un nouveau réseau social, c’est aussi malheureusement participer à l’impact environnemental du numérique. « En effet, on en est conscient, répond Jérémie Mani, mais on fait le pari, non mesurable, que les bénéfices seront supérieurs aux impacts négatifs. Et qu’il faut se servir de la force des réseaux sociaux que sont la capacité de partage, de viralisation… et ne pas les laisser qu’aux fake news, propos haineux et autres reproches faits aux plateformes sociales les plus connues. »

Mouvement franco-québécois sans but lucratif, l’application a été lancée grâce aux fonds propres des entrepreneurs et nécessitera par la suite le soutien de mécènes.

Comprendre Altruwe en 1mn30 :