logo-trestresnadiaSi l’on comparait chaque cycle de notre vie au voyage d’un héros, dans le sens que lui donne le scénariste Joseph Campbell à savoir un personnage en mouvement, Nadia en serait sans doute à l’étape de la renaissance. Après un burn-out dans une vie professionnelle symbole de réussite, cette Annécienne d’adoption s’est relevée doucement et est entrée dans le monde extraordinaire du blogging. Une façon de tester des compétences éditoriales inavouées, de rencontrer de nouveaux alliés et de se confronter (brillamment) à l’épreuve de l’interview télévisée (ci-dessous). Aujourd’hui, elle est l’auteure de Très Très Nadia, un blog lifestyle drôle et vitaminé. C’est un plaisir de suivre Nadia dans cette exploration prometteuse et je suis heureuse de l’accueillir dans ma team de créateurs de contenus connectés. Peut-être le début d’un nouveau voyage ?


Mel : Qui es-tu Nadia ? 

Nadia Le Bescond : Une jeune femme (oui, jeune, même si on m’appelle Madame) résolument épicurienne, adepte du beau, du bien et du bon et qui a à cœur de le partager avec le plus grand nombre. Je suis particulièrement bavarde, j’adore plus que tout faire de nouvelles rencontres et je me nourris de mes échanges. Mais aussi de côtes d’agneau, de Beaufort et de vin rouge. Je suis également la fille spirituelle de Pierre Richard et j’ai un amour inconditionnel pour les lapins… Je possède 4 lapins en peluche qui occupent une grande place dans mon quotidien ; chacun a un nom, une profession, des traits de caractère très affirmés, un plat préféré, une chanson emblématique, une névrose. Ah et je maintiens que la langue de Goethe n’est pas moche, elle n’a pas un physique facile, c’est différent.

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Comment décrirais-tu ton parcours jusqu’ici ? 

J’ai grandi en banlieue parisienne au sein d’une famille immigrée d’Algérie (de Kabylie pour être précise) pour qui les études et la réussite sociale sont fondamentales. J’ai donc gentiment coché toutes les cases : école de commerce prestigieuse, bon poste bien rémunéré et même un emménagement en Suisse.

Hélas, je me suis vite sentie en décalage dans cet univers mais, faute de m’écouter, j’ai occupé pendant 6 ans des postes de chef de produit pour l’industrie pharmaceutique (moi qui ne suis pas scientifique pour un sou). Jusqu’à ce matin de septembre où je me suis écroulée, rattrapée par un épuisement professionnel qui menaçait depuis pas mal de temps, sans que je ne le voie venir, comme c’est le cas chez tellement de « bons soldats » des entreprises.

Quelles ont été les étapes de l’après burn-out ?

La honte et la culpabilité m’ont taraudée, autant que l’angoisse de la vie professionnelle d’après. J’ai d’ailleurs rédigé un article relatif à mon burn-out dans lequel je raconte l’effondrement, l’arrêt maladie, le licenciement, mais aussi la longue route de l’après burn-out, la reconstruction lente, les tâtonnements, bien éloignés des contes de fées de la reconversion professionnelle… article, qui, étrangement a eu beaucoup de succès.

Le blog m’a donc permis de reprendre les commandes, m’affirmer davantage, décomplexer, reconnecter à mes valeurs, mes besoins et mes envies et surtout de m’autoriser à les accepter et les respecter.

Je suis réellement sortie de ma grotte il y a 1 an et demi et je me suis mise à partager mon goût pour l’art de vivre en général et en particulier à Annecy, au travers :

Qu’est-ce que ce blog t’a appris ?

Le blog m’a littéralement donné un second souffle après mon burn-out. Ce terme, anglais et presque sexy qui laisserait penser que tu t’apprêtes à enflammer le dancefloor, désigne en réalité un état d’épuisement profond et de perte de repères. Il était urgent pour moi de reconnecter à celle que je suis vraiment et à ce qui m’anime dans la vie. Le blog a donc été l’outil qui m’a permis de partager mon amour pour les belles choses de la vie, pour l’art de vivre en général. Entendre par là : la bouffe, le vin, la mode et la beauté, la bouffe, la décoration, la lecture, le cinéma, la bouffe, les séries, la musique. Ah et la bouffe aussi. Le tout en faisant la part belle à ma ville d’adoption que j’aime tant, Annecy.

J’ai pris conscience que j’adore rencontrer de nouvelles personnes, les interviewer et les mettre ensuite en valeur. J’ai un goût pour l’écriture, avec mon ton bien à moi, et pour la vidéo (comprendre la vidéo sans ses aspects techniques… sortie de iMovie, je suis perdue !). Je suis également organisatrice dans l’âme et que ce soit dans mes anciens jobs, dans la vie privée ou dans mon activité de blogueuse, je suis toujours volontaire pour créer un évènement. Je sévis donc actuellement en tant que free-lance sur de la rédaction de contenus, de la relecture et de la correction, de l’évènementiel et j’enseigne l’anglais et l’allemand à des élèves aux profils très divers.

Quels sont les principaux succès et difficultés rencontrés jusqu’ici ?

Mes principaux succès sont : avoir rencontré l’homme de ma vie alors que nous étions l’un et l’autre soûls, avoir survécu à une très longue année de master au sein d’une université allemande, avoir rebondi après un burn-out, m’être entourée de personnes exceptionnelles dans cette ville d’adoption qu’est pour moi Annecy, oser l’aventure free-lance et enfin, avoir fait un passage télé (ok, la 8 Mont-Blanc est une chaîne locale… ok.)

La principale difficulté que je rencontre depuis toujours, c’est de croire en moi. Et celle-là, elle compte double, voire triple, croyez-moi !

Quelle est ta pire anecdote pro ? 

Sur un salon professionnel en Allemagne, à force de me gaver tout au long de la semaine de mini barres chocolatées « Ritter Sport », j’ai fini par craquer ma robe sur toute la longueur, pour le plus grand plaisir de mes collègues et des visiteurs. Ce fut une journée interminable et je remercie mes collants opaques pour leur… opacité. Les techniciens Wolford, si vous passez par là…

La meilleure ?

J’ai réussi à convaincre une trentaine de collaborateurs de remanier des titres célèbres et de les chanter à l’occasion d’une soirée d’entreprise célébrant les 70 ans du fondateur. Tout cela en bossant les paroles et le chant sur la pause déj !

L’article sur ton blog que tu as préféré écrire ou tourner ?

L’article ainsi que la vidéo relatifs aux basiques de la garde-robe. J’avais d’abord rédigé l’article, assez sérieusement d’ailleurs, puis j’ai eu l’envie de mettre tout cela en images et en vie puisque c’est tout de suite plus parlant lorsqu’il s’agit de fringues et d’allure. Et l’idée d’une vidéo sur les fringues me faisait systématiquement penser à un défilé de mode… et le défilé de mode évoquait pour moi 2 sketchs que j’affectionne depuis toujours : l’un du duo Eric & Ramzy et l’autre d’Elie Kakou (un génie parti trop tôt). Je me suis donc beaucoup amusée à tourner cette vidéo, seule, dans mon salon, avec le smartphone posé sur une pile de livres, elle-même posée sur ma planche à repasser. Qui peut me former au métier de YouTubeuse dites ?

Laquelle de tes photos Instagram est la plus précieuse pour toi et pourquoi ? 

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Cette photo prise par la photographe Charlotte Le Mesle lors d’une soirée que j’ai organisée car, toute nouvelle dans la blogosphère, cela me tenait à cœur de rencontrer les personnes qui m’ont donné envie de sauter le pas du blog et de pouvoir échanger « dans la vraie vie ». J’ai adoré ce moment et le fait de pouvoir partager nos passions ailleurs que derrière un écran est pour moi primordial (oui, j’aime les gens !).

Quels sont tes projets, tes prochaines étapes ?

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Je collabore actuellement avec Life Maker, un magazine papier indépendant dédié au lifestyle (distribué à l’échelle régionale pour le moment) au travers d’interviews, de rédaction d’articles et à terme, de création de vidéos pour la version web du magazine. Je suis également en discussion avec une chaîne de télévision locale concernant une éventuelle chronique. Mon objectif est de pouvoir mener davantage de missions de journalisme, quand bien même je ne suis pas journaliste !

Pour quel média, marque ou association rêverais-tu de travailler ?

En termes de médias : la télévision (être chroniqueuse dans l’émission de François-Régis Gaudry « Très Très Bon » diffusée sur Paris Première, avoir une chronique mode/beauté sur un plateau comme dans l’émission « Comment ça va bien » de Stéphane Bern qui hélas n’existe plus ou même prendre le flambeau de Karine Le Marchand dans « L’amour est dans le pré » sur M6 !, mais aussi la radio avec une chronique dans l’esprit de « La drôle d’humeur de… » diffusée sur France Inter et bien sûr la presse, avec des titres tels que Le Fooding, Flow, Les Others, Simone et euh… Glamour, je dois bien l’avouer !

En termes de marques : j’adorerais évoluer dans l’univers vitaminé de Lisa Gachet, créatrice de « Make My Lemonade », jouir de l’esprit décalé de Michel et Augustin, travailler sur les super collab’ créateurs de Monoprix ou encore collaborer avec Maisons du Monde (je suis plutôt adepte de vintage et j’adore chiner mais force est de constater que l’enseigne est toujours pile dans la tendance).

Quelle serait ta Nadia way of Life idéale ? 

Idéalement, j’aimerais ne plus me faire de nœuds au cerveau concernant ma légitimité, ma valeur, mes compétences pour pouvoir oser pleinement entreprendre tout ce qui me fait envie. Absolument tout. La vie serait tellement plus légère !

Et aussi, si tu étais…

  • Un animal : Un lapinou
  • Une fringue : Une robe ajustée à la taille parce que « ji souis un houit ma chériiie »
  • Un livre : C’est politiquement correct ou incorrect maintenant de dire qu’on aime les œuvres de Michel Houellebecq ? Nan parce que moi j’aime bien, réellement.
  • Une destination : Sorrento sur la côte d’émeraude en Italie ! L’Italie de manière générale en fait, parce que c’est à la fois le paradis de la bouffe, des paysages et une architecture incroyables, un climat idéal et une ambiance chaleureuse et familiale à coup sûr. Et cette langue si douce…
  • Un plat : Absolument impossible pour moi de répondre avec un seul plat ; la bouffe, c’est ma vie donc joker !
  • Un homme : Justin Timberlake, parce qu’il est trop SexyBack !
  • Un groupe de musique : Kool and The Gang, valeur sûre.
  • Une actrice : Karin Viard
  • Si tu devais écrire ta bio Tinder : Indisponible, je te partage seulement le conseil suivant : quand elle dit « je recherche une vraie relation et pas juste un plan cul », ce n’est pas un euphémisme ou de la fausse modestie, elle le pense. Vraiment.
  • Et ta bio Blablacar : Détentrice du permis B, je ne l’utilise jamais afin de préserver l’humanité. Si tu es d’accord pour conduire tout le trajet et si tu n’as aucune intention de finir dans un récit de Christophe Hondelatte, fais-moi signe !

Vous souhaitez collaborer avec Nadia ? Contactez-nous à contact@yougotmel.com et profitez d’un conseil en stratégie éditoriale web global et d’un réseau de talents connectés aux profils variés !

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